C’est un geste quasi automatique pour beaucoup d’entre nous. Vous posez le pied sur un passage piéton, une voiture ralentit pour vous laisser passer, et d’un mouvement rapide de la main, vous adressez un petit « merci » au conducteur. Sur le moment, cela semble être de la simple politesse élémentaire. Pourtant, ce petit geste anodin en dit bien plus long sur votre psychologie interne et votre rapport au monde que vous ne le pensez.
Pourquoi ressentons-nous le besoin de remercier quelqu’un qui ne fait, techniquement, que respecter le code de la route ? Voici le décryptage de ce comportement fascinant.
1. Un niveau élevé d’empathie et de « l’Agréabilité »
En psychologie, le modèle des « Big Five » définit l’agréabilité comme une dimension de la personnalité liée à la gentillesse, la coopération et la sympathie. Si vous remerciez systématiquement les automobilistes, vous appartenez probablement à cette catégorie.
Vous ne voyez pas seulement une voiture (un objet métallique), mais vous reconnaissez l’être humain derrière le volant. Pour vous, le conducteur fait un effort pour vous faciliter la vie, et votre réponse est une tentative de maintenir une harmonie sociale, même avec un inconnu que vous ne reverrez jamais.
2. Le besoin de reconnaissance et de validation sociale
Remercier peut aussi être le reflet d’une éducation où la courtoisie est érigée en valeur suprême. Pour certains, ne pas faire ce signe provoquerait un sentiment de culpabilité ou l’impression d’être « impoli ».
Selon certains psychologues, cela peut traduire un désir inconscient d’être perçu comme une « bonne personne » aux yeux de la société. Le geste de la main est alors un contrat social tacite : « Je reconnais ton civisme, et je te montre que je suis moi-même un citoyen respectueux. »
3. Un mécanisme de sécurité déguisé
Parfois, le geste de la main n’est pas qu’une question de gratitude, c’est une stratégie de survie inconsciente. En levant la main et en établissant (souvent) un contact visuel, vous vous assurez que le conducteur vous a bien vu.
C’est une forme de communication non-verbale qui vise à réduire l’anxiété liée au danger de la route. Dans ce cas, les psychologues y voient une personnalité prudente, voire légèrement anxieuse, qui cherche à contrôler son environnement pour éviter tout malentendu tragique.
4. Le paradoxe de la priorité : Pourquoi remercier pour un droit ?
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