La relation entre Brigitte Bardot et les animaux a toujours occupé une place particulière dans sa vie. Connue dans le monde entier pour sa carrière au cinéma, l’ancienne actrice française a progressivement consacré une grande partie de son existence à la défense des animaux, devenant l’une des figures les plus emblématiques de la cause animale en France.
Mais derrière les images de chiens, de chats et d’autres animaux qui l’entouraient se cache une question profondément humaine : que deviennent les animaux lorsqu’une personne qui leur a consacré sa vie n’est plus là pour s’occuper d’eux ?
Le titre de cette publication évoque la réponse de Bernard d’Ormale, son époux, et soulève des interrogations sur l’avenir de ses compagnons à quatre pattes, sur les responsabilités qui accompagnent leur protection et sur l’héritage laissé par une femme dont l’engagement dépassait largement le monde du spectacle.
1. Une vie consacrée à la protection animale
Pour comprendre ce qui arrive aujourd’hui aux animaux de Brigitte Bardot, il faut revenir sur l’histoire de son engagement.
Au sommet de sa carrière, elle décide de quitter progressivement le cinéma pour consacrer son énergie à une cause qui lui tient profondément à cœur : la défense des animaux. En 1986, elle crée la Fondation Brigitte Bardot, destinée à lutter contre la maltraitance et à protéger les animaux domestiques et sauvages. La fondation est reconnue d’utilité publique en 1992.
Cet engagement ne se limitait pas à recueillir quelques chiens ou chats. Il s’agissait aussi de soutenir des refuges, de financer des interventions, de sensibiliser le public et de faire évoluer les lois relatives au bien-être animal.
Au fil des années, ses propriétés sont devenues des lieux d’accueil pour de nombreux pensionnaires : chiens, chats, chevaux, moutons, poules et bien d’autres animaux. Pour Brigitte Bardot, leur présence représentait bien davantage qu’une simple compagnie. Elle incarnait une responsabilité quotidienne envers des êtres vivants dépendant entièrement des humains.
2. Que sont devenus ses animaux après sa disparition ?
Brigitte Bardot est décédée le 28 décembre 2025, à l’âge de 91 ans. Après sa disparition, la question du devenir de ses nombreux animaux est rapidement devenue un sujet de préoccupation pour ses admirateurs et les défenseurs de la cause animale.
Selon un reportage publié par Le Parisien le 29 décembre 2025, une partie importante des animaux vivant à La Garrigue, une autre propriété de Brigitte Bardot à Saint-Tropez, avait été transférée vers d’autres refuges de sa fondation environ un mois avant sa mort. Des chiens, des chats et des cochons se trouvaient encore sur place au moment du reportage.
Ce transfert soulève une question essentielle : pourquoi déplacer des animaux qui vivaient depuis longtemps dans un environnement familier ?
La réponse tient notamment à l’organisation des soins. Lorsque des animaux sont nombreux, leur prise en charge nécessite du personnel, des installations adaptées, des soins vétérinaires et une surveillance régulière. Les répartir entre plusieurs structures peut permettre de mieux répondre à leurs besoins individuels.
Il faut cependant distinguer les faits établis des suppositions : les informations disponibles ne permettent pas d’affirmer que tous les animaux ont été transférés, ni de dresser une liste exhaustive de leur situation actuelle. Chaque animal peut avoir suivi un parcours différent, en fonction de son état de santé, de son âge et de ses besoins.
3. La réponse de Bernard d’Ormale : une histoire de protection et de responsabilité
Bernard d’Ormale, l’époux de Brigitte Bardot, a été directement interrogé sur les animaux et les conditions de leur prise en charge après la disparition de sa femme.
Lors d’une interview diffusée en février 2026, il a évoqué une propriété où Brigitte Bardot avait créé une véritable maison de retraite pour animaux. Il a notamment parlé de poules, de chats, de poulains et de moutons, ainsi que d’un ensemble d’environ 1 500 animaux évoqué pendant l’entretien.
Dans une autre interview, Bernard d’Ormale a également contesté certaines informations diffusées dans la presse au sujet du retrait d’animaux. Il a expliqué que ces animaux appartenaient à la fondation et que certains avaient été déplacés parce qu’ils étaient, selon lui, mal soignés par un gardien. Il a précisé que des procédures judiciaires étaient en cours. Ces déclarations doivent donc être comprises comme sa version des faits, et non comme une conclusion judiciaire définitive.
Ce point est important : protéger un animal ne signifie pas nécessairement le maintenir toute sa vie au même endroit. Si ses conditions de vie ne sont plus adaptées, un transfert vers un établissement mieux équipé peut être dans son intérêt.
Mais ces changements doivent être préparés avec soin. Un animal peut être perturbé par la séparation d’avec ses congénères, la modification de ses habitudes ou la découverte d’un nouvel environnement. La transition doit donc tenir compte de son comportement, de sa santé et de ses besoins affectifs.
4. La Fondation Brigitte Bardot : prendre le relais de son combat
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